Notes : [Ce "classicisme artisanal", c'est celui que réclame Claude Lévi-Strauss dans Le métier perdu et Jean Clair dans de nombreux écrits, notamment dans Considération sur l'état des beaux-arts. Critique de la modernité, [pages 158/159].
La logique de l'éloge du métier veut qu'il ne puisse se faire qu'à l'intérieur d'une expression figurative, ce qui revient à rétrécir exagérément le champ de références artistiques de ce siècle, et plus encore celui du temps présent. DALI, ardent défenseur de la peinture académique du XIXème siècle, et de son plus illustre représentant, William BOUGUEREAU apostrophe PICASSO, figure emblématique de l'art moderne: "Picasso qui a peur de tout, fabriquait du laid par peur de Bouguereau. Mais, lui, à la différence des autres, en fabriquait exprès, cocufiant ainsi ces critiques dithyrambiques qui prétendaient retrouver la beauté [...]
Depuis que le critique dithyrambique s'est marié avec la peinture moderne, cette dernière n'a cessé de le tromper [...]
Pour que les forces vitalement hétérogènes et antiacadémiques de l'art moderne ne périssent pas dans le ridicule anecdotique du simple dilettantisme expérimental et narcissique, il faut trois choses:
1° Du talent et de préférence du génie (Depuis la Révolution française, se développe une vicieuse tendance crétinisante qui consiste à considérer les génies, à part leur oeuvre, sont en tout des êtres plus ou moins semblables au reste du commun des mortels. Cette croyance est fausse. Je l'affirme pour moi qui suis le génie moderne par excellence.)
2° Réapprendre à peindre aussi bien que Velasquez et de préférence comme Vermeer.
3° Posséder une cosmogonie monarchique et catholique aussi absolue que possible et à tendances impérialistes"
Lors d'une conférence donnée à la Sorbonne, en décembre 1955, DALI avait donné son appréciation de l'art moderne:
"Un des derniers plus importants peintre moderne a été certainement Henri Matisse, mais Henri Matisse représente exactement les dernières conséquences de la révolution française, c'est-à-dire le triomphe de la bourgeoisie et du goût bourgeois. Les conséquences de "l'Art moderne" aujourd'hui, c'est qu'on est arrivé au maximum de rationalisation et au maximum de scepticisme. Aujourd'hui, les jeunes peintres modernes ne croient à peu près à rien...il est tout à fait normal que quand on ne croit à rien, on finisse par ne peindre à peu près rien. Ceci est le cas de toute la peinture moderne y compris la peinture abstraite, esthéticienne, académique..."].
Noms cités:
BOSQUET Alain 1992, Revue des Deux Mondes, novembre 1992, dossier: L'art contemporain, pour qui?
BOUGUEREAU William La Rochelle, 1825-Paris, 1905
peintre français
[ Liens sur le web ]
1956, Salvador DALI: Les cocus du vieil art moderne
1964, Daniel Cordier: P.p.c. (Pour prendre congé)
1965, Pierre FRANCASTEL: Peinture et société
DALI Salvador Figueras, Espagne, 1904-Cadaquès, Espagne, 1989
Peintre espagnol
[ Liens sur le web ]
1956, Salvador DALI: Les cocus du vieil art moderne
1979, Exposition Salvador DALI
France, Paris, Centre Georges Pompidou / Mnam - Grande Galerie
1981, Exposition Jean-Paul RIOPELLE, rétrospective
France, Paris, Centre Georges Pompidou / Mnam - Galeries contemporaines et Forum, expositions individuelles
1985, Exposition. L'Art et le Temps. Regards sur la quatrième dimension
France, Villeurbanne, Le Nouveau Musée/Institut
1997, Exposition Objects of Desire: The Modern Still Life
USA, New York, Museum of Modern Art
1998, Exposition. MIRO's Black and Red Series: A New Acquisition in Context
USA, New York, Museum of Modern Art
1998, Exposition. Salvador DALI: A Mythology
Grande-Bretagne, Liverpool, Tate Gallery
VELASQUEZ Diego Séville, 1599-Madrid, 1660
peintre espagnol
[ Liens sur le web ]
VERMEER Jan Delft, 1632-1675
peintre hollandais
[ Liens sur le web ]